Get a Quote

Edit Template

LA PRATIQUE « UNE BUTTE, UNE BOUTURE » : UNE SOLUTION POUR AUGMENTER LA PRODUCTION DU MANIOC

Le manioc est une culture vivrière importante pour la sécurité alimentaire de nombreuses populations en Afrique. Cependant, sa production est souvent limitée par des facteurs tels que la dégénérescence des semences, la pauvreté des sols et les mauvaises pratiques culturales. Pour faire face à ces défis, le projet nom du projet a mis en place une pratique agro-écologique innovante : « une butte, une bouture ».

Le chef du projet  » agriculture pilier de notre économie », l’ingénieur Séverin BAHIMBA, a expliqué le principe de cette pratique lors d’une séance de sensibilisation organisée dans le groupement de M/SHANGA. Il a d’abord présenté le projet et ses différents volets, notamment le circuit du système semencier et le renouvellement des semences. Il a souligné l’importance d’avoir des semences de qualité, c’est-à-dire non dégénérées, et de les renouveler régulièrement pour augmenter la productivité.

Ensuite, il a illustré la pratique « une butte, une bouture » par une analogie simple : il a demandé au public d’imaginer qu’on a cinq enfants qui mangent une quantité X de nourriture dans une même assiette, et un enfant qui mange seul la même quantité dans son assiette. Il a demandé quel serait l’état de santé de ces enfants. Le public a répondu que l’enfant qui mange seul aurait une meilleure santé que les cinq autres. Il a alors comparé cette situation à celle des plantes de manioc : quand on met plusieurs boutures sur une même butte, on les prive des éléments nutritifs nécessaires à leur croissance, et on obtient des tubercules de petite taille et de faible qualité. Par contre, quand on met une seule bouture sur une butte, on lui donne plus d’espace et plus de nutriments, et on obtient des tubercules plus gros et plus compétitifs sur le marché.

Le chef de projet a également dénoncé les mauvaises pratiques agro-écologiques qui contribuent à la baisse de la production du manioc dans le groupement de M/SHANGA. Il a cité comme exemple la culture sur une même superficie pendant des années sans rotation ni fertilisation, ce qui entraîne l’épuisement du sol et sa perte de fertilité. Il a appelé la population à changer ses habitudes culturales et à adopter la pratique « une butte, une bouture », qui permet non seulement d’améliorer le rendement du manioc, mais aussi de renouveler les semences.

Vincent MUSAFIRI Assistant Chargé de production a complété l’intervention du chef de projet en montrant les résultats d’un champ de démonstration où ils ont planté une bouture sur une butte et plusieurs boutures sur une même butte. Il a constaté une nette différence entre les deux parties du champ : celle où ils ont planté une bouture sur une butte a donné des tubercules plus nombreux et plus gros (jusqu’à quinze par butte), tandis que celle où ils ont mis plusieurs boutures sur une même butte a donné des tubercules moins nombreux et plus petits. Il a précisé que la qualité des semences utilisées était la même pour les deux parties du champ, ce qui prouve que le facteur déterminant est le nombre de boutures par butte.

La VIFEDE à travers le projet « Agriculture Pilier de notre Economie »,  espère que cette pratique sera vulgarisée et adoptée par la population du groupement de M/SHANGA, et qu’elle contribuera à augmenter la production du manioc et à renforcer la sécurité alimentaire dans la région

VIFEDE Vision des Femmes pour le Développement Endogène

© 2023 Développé par ADAM Sarl

Newsletter

Vous avez été abonné avec succès ! Une erreur s'est produite. Veuillez réessayer.