Cette loi porte sur les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité. Depuis plusieurs décennies, d’importants conflits armés sévissent sur les territoires de la République Démocratique du Congo, au cours desquels des populations civiles sont généralement prises pour cible d’attaques de différents acteurs impliqués dans ces conflits. Les femmes font particulièrement l’objet de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, en ce qui concerne les violences sexuelles qui affectent gravement leur intégrité physique et leur dignité humaine.
Ces violences ont des causes diverses liées notamment à l’accès aux ressources naturelles ou en représailles contre des citoyens et des communautés soupçonnés de collaborer avec une partie adverse à un conflit. Cependant, les victimes et leurs ayants droit qui se comptent par millions ne disposent pas de mécanismes adéquats et adaptés permettant l’accès à la justice et à la réparation, en vue de leur réinsertion ou du relèvement. Délaissés et souvent plongés dans l’anonymat par crainte de représailles de la part des présumés auteurs ou de rejet par leurs familles et communautés, les victimes et leurs ayants droit vivent dans les conditions qui se caractérisent par diverses formes de maltraitance et par la stigmatisation qui sont à la base de leur
marginalisation. Ils deviennent des groupes vulnérables qui nécessitent une protection particulière de l’Etat au regard de ses engagements internationaux qui recommande la mise en place d’un dispositif juridique et institutionnel pour la réparation à leur profit.
C’est dans ce cadre d’idée qu’une nouvelle loi a été instaurée par le gouvernement congolais sur les mesures et protections des femmes victimes des violences sexuelles. L’objectif ultime de cette loi est de créer une société ou les femmes n’ont pas à craindre les violences sexuelles et/ou elles peuvent vivre leurs vies en toute liberté et en toute sécurité. Pour se faire, nous devons promouvoir et soutenir les mesures de protection et de réparation des femmes victimes des violences sexuelles. C’est une responsabilité collective et chacun a un rôle à jouer pour assurer le respect et le droit de la dignité féminine.
Pour soutenir et vulgariser la loi N°22/065 partout en RDC que la Vision des Femmes pour le Développement Endogène (VIFEDE) avec l’appui financier du Fond d’action Urgente la sensibilise au public dans le but de promouvoir et soutenir les mesures de protection et de réparation des femmes victimes des violences sexuelles. des spots et des sensibilisations communautaires sont mise en place pour promulguer cette loi. Ci joint le spot dans la langue française et les images qui illustrent la Non violence sexuelles faites aux personnes marginalisées.








