Dans le cadre de notre engagement en faveur de l’autonomisation économique des communautés locales, en particulier des femmes, Nous avons organisé une formation à l’intention des facilitateurs, agents de développement rural et animateurs communautaires dans la zone de santé d’alimbongo, en territoire de Lubero, province du Nord-Kivu.
Du 25 au 29 mars 2025, cette formation de cinq jours a réuni 15 participants soit (9 femmes et 6 hommes) issus de différentes structures locales. Son objectif principal est de renforcer leurs compétences sur l’approche AVEC (Association Villageoise d’Épargne et de Crédit) afin d’améliorer l’accompagnement des groupes communautaires dans la gestion durable de leurs activités d’épargne et de crédit.
Les participants ont acquis des compétences clés en accompagnement technique et en animation communautaire, adaptées aux réalités des groupes AVEC. Ils ont exprimé une réelle volonté de remettre en question les pratiques qui freinent ces initiatives depuis des années, en adoptant les méthodes innovantes présentées durant la formation.
Cependant, certains défis ont été relevés.
La majorité des bénéficiaires étant des déplacés internes ou des retournés, la vulnérabilité reste un facteur limitant.
Les participants ont également souligné le besoin de recyclages réguliers et de formes de motivation supplémentaires pour renforcer durablement leurs capacités, ce qui nécessiterait un appui accru.
À l’issue de la formation, les témoignages ont été clairs : les participants se sentent motivés et mieux outillés pour impulser un changement dans leurs communautés, Certains estiment même qu’avec les compétences acquises, une centaine de nouveaux groupes AVEC pourraient se créer de manière autonome dans les deux prochaines années.
Un point important a émergé des discussions notamment la nécessité, pour les hommes comme les femmes formés, de déconstruire certaines pratiques néfastes qui fragilisent les AVEC depuis plus de 13 ans. Des témoignages recueillis dans deux aires de santé ont révélé les conséquences du manque de confiance entre membres, notamment la disparition de fonds. Dans certains cas, des dirigeants auraient caché l’argent dans des trous, entraînant la détérioration des billets et d’importantes pertes pour les groupes.
Cette initiative a été rendue possible grâce à l’appui financier du Fonds Humanitaire de la République Démocratique du Congo (FHRDC), à travers le projet mis en œuvre par VIFEDE et son partenaire SOCOAC.


