Après une période marquée par les violences armées et le retour massif des populations déplacées, la Coopérative Agricole de Karuba (COAPAKA) redonne vie à ses activités agricoles avec l’appui de VIFEDE et le financement de HEKS-EPER Suisse. La relance effective a eu lieu le 15 janvier 2025, avec comme fer de lance la remise en état de la serre moderne (Green House) construite en 2023 dans le groupement de Mupfunyi-Karuba. Cette infrastructure stratégique avait pour mission de renforcer la sécurité alimentaire dans le territoire de Masisi grâce à une production locale de semences de pomme de terre. En partenariat avec le laboratoire de l’Université Catholique de Ruhengeri (INES) au Rwanda, la Green House bénéficiait de vitroplants de haute qualité, garantissant une production résiliente. La guerre n’a cependant pas épargné le Green House. Endommagée par les combats et les actes de vandalisme, elle a vu son système d’irrigation détruit, ses bacs de culture endommagés, son bureau incendié et ses installations de stockage pillées. Même les arbres autour de la serre ont été déboisés pendant les affrontements. Face à cette situation, la COAPAKA a entrepris la réhabilitation partielle de la serre avec les moyens disponibles. En avril 2025, 14 700 plants issus de 300 vitroplants initiaux ont été mis en culture dans la serre en vue de produire des mini-tubercules. Deux dépôts d’égermage sont également opérationnels, contenant environ 4,5 tonnes de semences certifiées R1. Des initiatives pour renforcer la résilience Parallèlement, plusieurs initiatives communautaires ont été lancées notamment la mise en place d’un comité de gestion des plaintes, relance des activités de compostage et d’agroécologie, réintégration progressive des membres dans les structures de finance rurale (AVEC et MUSO), et efforts de plaidoyer pour l’accès à la terre en saison B 2025. Cependant, la coopérative fait toujours face à de nombreux défis entre autres le prix élevés de location des terres, fermeture des IMF pour raisons sécuritaires, état dégradé des routes, méconnaissance de certaines pratiques agroécologiques, ou encore l’absence d’un marché rémunérateur malgré une production abondante. Des besoins pressants et des perspectives prometteuses Pour consolider ses acquis, la COAPAKA appelle à un soutien accru. Elle a notamment besoin de réhabiliter ses infrastructures, d’équipements pour la distribution et le conditionnement des produits, et d’un accompagnement pour accéder à de nouveaux marchés. Malgré ces difficultés, les opportunités restent nombreuses : demande accrue en semences de qualité, infrastructures de base existantes, présence d’agri-multiplicateurs motivés et de terres arables, ainsi que des partenariats financiers en voie de réactivation. La mission de suivi conduite les 27 et 28 mars 2025 a permis de mesurer les progrès réalisés et les besoins à combler pour transformer la COAPAKA en une structure agricole durable et rentable. Un enjeu de taille dans un territoire encore fragilisé par l’instabilité, mais qui voit poindre les germes d’une résilience communautaire.
Masisi : Renforcement des capacité Des Membre des differentes cooperatives du territoire de masisi par la vifede
Dans le cadre du projet « Agriculture, pilier de notre économie Kilimo nguzo ya uchumi wetu », Nous avons organisé du 26 au 30 mars 2025 des sessions de renforcement des capacités en faveur des membres de coopératives agricoles de Matanda, Karuba et Bishangi à Matanda le 26 avril 2025 grâce à l’appui financier de HEKS-EPPER. Cette initiative s’inscrit dans notre volonté de consolider la gouvernance au sein des coopératives que nous accompagnons. Malgré les appuis antérieurs, les résultats observés demeuraient en deçà des attentes, d’où la nécessité d’un encadrement plus ciblé, plus pratique et mieux ancré dans les réalités locales. Une formation au plus près du terrain •La gestion et gouvernance des coopératives (principes coopératifs, comptabilité simplifiée, planification, outils de suivi) ; •Le plaidoyer et lobbying, en vue d’un meilleur positionnement face aux autorités et partenaires techniques et financiers. « Chaque journée de formation comprenait un exposé interactif le matin, suivi d’exercices pratiques l’après-midi. Cela a permis aux participants de bâtir des strategies de gouvernance adaptés à leurs contextes et de simuler des démarches concrètes de plaidoyer. » Des résultats encourageants Les progrès ont été significatifs. À l’issue de ses séances, nous avons observé ce qui suit: •Une augmentation de 40 % du niveau de maîtrise des aspects de gouvernance, mesurée grâce à des outils d’evaluation utilisé souvent à la fin de chaque année en vue de guider l’organisation de renforcement de capacités des coopératives; •L’adoption de bonnes stratégies interne de gouvernance ; •L’élaboration de stratégies de plaidoyer structurées et bien canaliser, prêtes à être mises en œuvre. l’implication remarquable de l’ensemble des participants. Leur assiduité et leur ouverture ont contribué à créer une dynamique collective porteuse d’espoir et de transformation durable. En dialogue avec les dirigeants formés, plusieurs pistes ont été dégagées pour assurer la continuité et l’impact à long terme de notre action : -Mettre en place des comités internes de suivi, pour garantir la mise en œuvre effective des stratégies adoptés dans la gouvernance et plaidoyer; -Organiser des suivi, de recyclage trimestrielles, pour renforcer les compétences acquises et partager les bonnes pratiques ; -Renforcer la coopération avec les autorités locales, en vue d’un meilleur accès aux ressources et d’un environnement réglementaire favorable ; -Créer un réseau de mentorat entre coopératives assises et nouvelles structures. Une dynamique que nous allons poursuivre Forts de ces premiers résultats, nous prévoyons l’organisation d’un forum inter coopératives d’ici fin 2025, qui réunira l’ensemble des coopératives accompagnées dans le cadre du projet. Ce sera l’occasion de faire le point sur les avancées, les échanges d’expérience ,de renforcer les liens inter-coopératifs et d’identifier ensemble de nouvelles pistes d’action. À travers cette démarche, la vifede réaffirme son engagement à soutenir un modèle d’ entreprise en « coopérative agricole, » autonome et résilient, au service des ses membres et des communautés rurales de l’Est de la RDC .
Voici quelques techniques post-récolte pour réduire les pertes après la récolte
Nous recherchons Un Superviseur Terrain
Nous recrutons un(e) chargé(e) de suivi et évaluation
Nous recherchons deux animateur(trices) communautaire
Offre d’emploie : Nous recrutons un chef de projet
Sake : 11 membres de coopératives (dont 4 femmes) formés aux normes de production et de certification des semences
Dans le cadre de notre engagement pour l’amélioration des pratiques agricoles locales, La Vision des Femmes pour le Développement Endogène (VIFEDE) a organisé un atelier de formation à l’intention des coopératives paysannes du territoire de Masisi, grâce à l’accompagnement financier de HEKS-EPER. Cette session s’est tenue le 28 mars 2025 à Sake, et a réuni 11 participants dont 4 Femmes issus de trois structures locales notament ; COOAPAKA, COPADEC et COOADE. L’objectif principal de cette formation était de renforcer les connaissances des coopérateurs sur les normes nationales en matière de production et de certification des semences, un enjeu clé pour améliorer la qualité des récoltes et sécuriser les revenus agricoles dans la région. Les participants ont été formés sur plusieurs aspects essentiels, notamment :• Les normes semencières applicables en République Démocratique du Congo ;• La procédure d’agrément pour devenir agri-multiplicateur reconnu ;• Les documents requis pour l’importation des semences ;• La tarification des servi L’atelier a permis non seulement de combler un vide d’information, mais aussi de créer un espace d’échange entre acteurs locaux pour clarifier les démarches administratives souvent perçues comme complexes. À l’issue de la formation, les participants ont reçu des module pour leur permettre d’approfondir la matière acquise au sein de la formation, ces derniers ont exprimé leur satisfaction et leur volonté de mettre en application les connaissances reçu pour améliorer la qualité de leurs productions. Cette initiative s’inscrit dans la vision de la VIFEDE de promouvoir une agriculture plus professionnelle, structurée et conforme aux standards, afin de soutenir l’autonomie économique des communautés locales, notamment en zone rurale.
Alimbongo : 15 acteurs locaux, dont 9 femmes, outillés pour booster les AVEC
Dans le cadre de notre engagement en faveur de l’autonomisation économique des communautés locales, en particulier des femmes, Nous avons organisé une formation à l’intention des facilitateurs, agents de développement rural et animateurs communautaires dans la zone de santé d’alimbongo, en territoire de Lubero, province du Nord-Kivu. Du 25 au 29 mars 2025, cette formation de cinq jours a réuni 15 participants soit (9 femmes et 6 hommes) issus de différentes structures locales. Son objectif principal est de renforcer leurs compétences sur l’approche AVEC (Association Villageoise d’Épargne et de Crédit) afin d’améliorer l’accompagnement des groupes communautaires dans la gestion durable de leurs activités d’épargne et de crédit. Les participants ont acquis des compétences clés en accompagnement technique et en animation communautaire, adaptées aux réalités des groupes AVEC. Ils ont exprimé une réelle volonté de remettre en question les pratiques qui freinent ces initiatives depuis des années, en adoptant les méthodes innovantes présentées durant la formation. Cependant, certains défis ont été relevés. La majorité des bénéficiaires étant des déplacés internes ou des retournés, la vulnérabilité reste un facteur limitant. Les participants ont également souligné le besoin de recyclages réguliers et de formes de motivation supplémentaires pour renforcer durablement leurs capacités, ce qui nécessiterait un appui accru. À l’issue de la formation, les témoignages ont été clairs : les participants se sentent motivés et mieux outillés pour impulser un changement dans leurs communautés, Certains estiment même qu’avec les compétences acquises, une centaine de nouveaux groupes AVEC pourraient se créer de manière autonome dans les deux prochaines années. Un point important a émergé des discussions notamment la nécessité, pour les hommes comme les femmes formés, de déconstruire certaines pratiques néfastes qui fragilisent les AVEC depuis plus de 13 ans. Des témoignages recueillis dans deux aires de santé ont révélé les conséquences du manque de confiance entre membres, notamment la disparition de fonds. Dans certains cas, des dirigeants auraient caché l’argent dans des trous, entraînant la détérioration des billets et d’importantes pertes pour les groupes. Cette initiative a été rendue possible grâce à l’appui financier du Fonds Humanitaire de la République Démocratique du Congo (FHRDC), à travers le projet mis en œuvre par VIFEDE et son partenaire SOCOAC.
Masisi : un biodigesteur “pilote” installé à Bweremana pour promouvoir l’agroécologie
Dans le souci de promouvoir l’agroécologie et de limiter les risques de violences basées sur le genre, qui affectent principalement les femmes, grâce à l’accompagnement de HEKS-EPER, Notre organisation à procéder à l’installation d’un biodigesteur à weremana, dans le groupement de Mupfunyi Shanga, territoire de Masisi (Nord-Kivu). Cette initiative entre dans le cadre dubprojet de vulgarisation des pratiques agroécologiques, mis en œuvre par La VIFEDE avec l’appui financier de HEKS-EPER Suisse. Présenté comme un modèle « pilote », ce biodigesteur servira d’exemple concret pour les bénéficiaires du projet, qui pourront en reproduire la structure chez eux et ainsi en tirer les mêmes bénéfices. Ce dispositif offre plusieurs avantages significatifs, tant sur le plan socio-économique qu’environnemental. Il permet notamment de produire de l’engrais organique, réutilisable dans les jardins potagers, ce qui favorise une agriculture durable sans recours excessif aux intrants chimiques. Par ailleurs, le biogaz généré par le biodigesteur constitue une source d’énergie propre pour la cuisson, réduisant ainsi la dépendance au bois de chauffe. En diminuant la consommation de bois, cette technologie contribue à la lutte contre la déforestation, à la préservation de la biodiversité locale et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle s’inscrit donc pleinement dans une logique de protection de l’environnement et de lutte contre le changement climatique. Sur le plan sanitaire, l’utilisation du biogaz, contrairement aux foyers traditionnels, ne dégage pas de fumée nocive. Cela réduit considérablement les risques d’irritations oculaires et de maladies respiratoires, en particulier chez les femmes, principales responsables des tâches de cuisson au sein des foyers. Enfin, le biodigesteur contribue à alléger les travaux ménagers des femmes, souvent contraintes de parcourir de longues distances pour collecter du bois, les exposant à des risques accrus de violences basées sur le genre. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transition écologique et de valorisation des ressources locales, en faveur d’une agriculture résiliente et respectueuse de l’environnement.